Nos Vacances en Gaspésie ! Partie 5

Jour 9 : mardi 23 août : dernière étape, Percé

Après ces mésaventures, on est pas fâchés de quitter le parc Forillon ! Et sous un grand soleil, en plus de ça… On conduit donc jusqu’à Percé, la dernière étape, la destination la plus touristique de Gaspésie, au bout de la (deuxième) pointe Est.

On s’installe d’abord au camping de la Baie de Percé, en plein « centre-ville » du village, à côté du supermarché et du fameux Pub Pit Caribou. Il fait beau, et on peut même se faire une petit barbecue !

Enfin, une bonne petite ballade : d’abord en voiture vers le Mont Saint-Anne pour s’avancer et puis à pied on se fait les sentiers des belvédères pour passer par… la forêt magique !

On admire la vue du rocher percé (ils sont pas allés chercher loin pour le nom de la ville!) : un bout de terre détaché il y a des milliers d’années, et je vous fais pas toute l’histoire, mais c’est l’attraction touristique du tout Canada !

Petite soirée tranquille au pub Pit Caribou, la bière gaspésienne à ne pas manquer. La rue est remplie de magasins pour touristes, et on ne croise que des français ici ! Nos estomacs qui nous rappellent à l’ordre et on va au restau Mille Délices goûter au saumon fumé du célèbre fumoir Saint-Emile, et se faire une bonne assiette du Pêcheur : ici, la spécialité, c’est la morue, mais il y a aussi du flétan, du homard, etc. Pour digérer, la promenade du bord de mer est en travaux, mais on peut aller sur le quai.

Jour 10 : mercredi 24 août : L’île Bonaventure

Quitte à être des touristes, allons jusqu’au bout ! Alors ce matin, on achète un billet pour la bateau, et on embarque (avec la cohorte de touristes) pour faire le tour du rocher Percé : on a droit à toute l’histoire par le capitaine, les embruns sur le visage, les fous de Bassan qui pêchent, l’espoir de voir des baleines, et je loupe le dos d’un rorqual… 🙁

Puis on débarque sur l’île Bonaventure à l’Anse à Butler : on peut faire le tour de l’île à pied et surtout observer la colonie de fous de Bassan. Et ça pue ces bêtes-là ! Il faut dire qu’ils sont bien nombreux… On commence par le sentier des Mousses au nord, un petit pique-nique face à la mer à La Pinnerie, on visite la colonie et on finit la boucle par le sentier de Chemin-du-Roy. On repart par le sentier Paget et on rejoint le quai par le sentier des Colonies.

Mais regardez et écoutez plutôt :

Puis on reprend le bateau pour rentrer à Percé et après toutes ces aventures, rien de tel qu’une (ou deux) Pit Caribou au pub ! On sociabilise un peu… avec des françaises, comme par hasard (il y a plus de touristes que de québécois ici!). Finalement, on finit les vacances comme on les a commencées : un barbecue et quelques verres de porto autour du feu !

Jeudi 25 août est une journée beaucoup moins glamour : c’est le retour. Et comme on est des fous, on a décidé de faire le trajet en une fois ! Levés 8h, et 12h de voiture plus tard, on arrive à 10h30 du soir à la maison où on retrouve Luna. Heureusement qu’on peut se relayer au volant, et qu’il y a un GPS pour nous sortir des travaux en ville ; mais c’est quand même très fatiguant, surtout quand on manque de tomber en panne à 1 heure de Montréal ! On ramène du saumon du fumoir Raoul Groux dans nos bagages, et surtout plein de beaux souvenirs !

Nos vacances en Gaspésie ! Partie 4 – 2/2

Jour 8 : lundi 22 août : on commande pas la météo, même en vacances… 

Le programme réservait une autre grande randonnée, plutôt dans les terres cette fois-ci, mais la pluie nous a cueilli en fin de matinée… Qu’à cela ne tienne, on part quand même ! En voiture, on se rend au sentier de la Chute (mini-boucle d’un kilomètre, si, si, c’est sur la carte) : c’est beau mais c’est vite vu, alors on repart après le pique-nique.

On roule jusqu’à L’Anse-au-Griffon (quasiment l’entrée du parc, au nord-ouest) et on profite d’une accalmie entre 13h et 15h pour se promener sur le sentier de La Vallée et revenir par la fin du sentier Le Portage. Heureusement qu’on était équipés, car l’averse au retour ne nous a pas épargnés ! Mais ça a été l’objet d’une belle rubrique ornithologique pour moi, et comme il en faut pour tous les goûts, d’une belle dégustation de fruits des bois pour Ju :

Pas de photos de la suite, mais ça aurait été un peu trop gris de toutes façons ! Heureusement qu’il y avait la voiture !! On est allés admirer la tempête sur la mer au Cap Bon-Ami (côte nord du parc Forillon) – en restant dans la voiture bien sûr ! Puis c’était le bon moment pour aller en ville : visite de LA rue principale de Gaspé pour aller à THE pub : Le Brise-Bise, sa bière du Naufrageur et de Malbord, et ses petits en-cas de crevettes à l’ail et de calmars ^^ Puis on rentre à Forillon, pour faire un vrai repas au seul restau du coin : Le Baleinier, à Cap-aux-Os.

Enfin, on finit la journée sur un (ou deux ou trois) petit(s) verre(s) de Chouchen dans la salle commune du camping (ouh mais quelle ambiance!). En fait, la journée était pas finie : mauvaise surprise en rentrant à la tente : c’est l’inondation ! Je vous passe les détails : on a quand même épongé et aéré tout, mais on a du dormir dans la voiture…

Nos vacances en Gaspésie ! Partie 4 – 1/2

JOURS 6 – 7 – 8 – 9 : le Parc Forillon

Jour 6 : samedi 20 août 

Après s’être perdus sur les routes chaotiques du parc national, on a préféré faire demi-tour pour ne pas abîmer la voiture et repasser par Sainte-Anne-des-Monts et retrouver la route 132.

Après de petites courses dans une mini épicerie de bord de route dans la mini ville de Mont Louis, on s’arrête à la marina de Sainte-Madeleine-de-la-rivière-Madeleine (original comme nom^^, cherchez, c’est sur la carte) pour se sustenter à La Capitainerie.

On reprend la route. Après un stop au centre d’information de l’Anse-au-Griffon (côte nord du parc de Forillon), on pénètre dans le parc national du Canada Forillon.

On s’installe au camping Petit-Gaspé, au milieu des pins et des cèdres, et on croise un gros porc-épic et plein de petits tamias, rayés ceux-là. Petite ballade de reconnaissance oblige, puis petites courses au dépanneur de Cap-aux-Os, puis l’apéro, le feu, et les ribb’s (côtes levées pour les français!) au barbecue, ça devient une tradition !

Jour 7 : dimanche 21 août : la ballade au bout du monde… 

Aujourd’hui, on se lance dans la grande ballade qui longe la côte de la pointe Est du Parc ; pas une véritable randonnée, mais plusieurs petites qui, mises bout-à-bout, en font une « petite » marche d’environ 20 km aller-retour, qu’on a fait en 6h30 avec la pause pique-nique.

Partis vers 11h au grand soleil, on commence par le Mont Saint-Alban, un petit sentier dans la forêt (où on se sent obligés de chanter à tue-tête pour éloigner les éventuels ours… véridique ! ). Puis on retrouve le sentier des Parages, et on continue sur celui des Graves. On s’octroie un petit pique-nique face à la mer, pour reprendre des forces, reprendre sur les sentiers de L’Anse Saint-Georges et L’Anse-aux-Amérindiens, et atteindre au Cap Gaspé… le bout du monde ! Voyez plutôt :

Après la douche et l’apéro bien mérités, on a profité de la proximité de la plage (pas besoin de beaucoup marcher, heureusement!) pour assister au lever de lune au son des vagues :

 

Nos vacances en Gaspésie ! Partie 3

JOURS 4 – 5 – 6 : Jeudi à samedi : le Parc national de Gaspésie

Malgré de nouveau la pluie nocturne, nous repartons vers Sainte-Anne-des-Monts, sur la côte. On se retrouve dans un super petit restau, la Poissonnerie du Quai où nous mangeons super bien, avant de nous enfoncer dans les terres et de parcourir les petites routes du Parc national de la Gaspésie :

Comme conseillé, nous avons fait des courses de survie (du gaz, de l’anti-moustique, etc) et des provisions pour 3 jours (en alcool et en essence pour la voiture aussi) à la ville. On s’installe au camping du Lac Cascapédia (au milieu à gauche sur la carte), accessible après de longues minutes sur un chemin de terre qui nous a fait peur pour la voiture, et où il n’y a même pas d’eau potable !

Mais quel cadre ! 800 km² de nature à l’état brut (ou presque) ! Et il paraît que la neige reste au sol 275 jours par an : heureusement qu’on y vient en été ! ^^ On visite à pied : les bords du lac, les sentiers aux pieds des montagnes… mais on ne s’éloigne pas trop, on nous a dit de faire attention aux ours !

Jour 5 : vendredi 19 août : « peuple de la montagne »

Il ne fait pas très beau, mais pas question de revenir sur nos plans : aujourd’hui, c’est l’épreuve de la montagne, et on s’attaque au plus grand sentier de randonnée du parc : le tour du Mont Albert, 17,4 km, dénivelé de 870 m, une boucle terminée en 6h30 pour nous, avec la pause pique-nique !

Départ à 9h30 du Centre de services, et une montée sévère à travers les pins dans la brume du matin…

On arrive au sommet du mont Albert pile à temps pour le pique-nique et se reposer un peu ; malheureusement, la vue imprenable est toute embrumée, mais c’est plus mystique comme ça… Le routard nous apprend qu’au point culminant du Mont Albert, « le climat correspond à celui de zones qu’on retrouve à 1000 km plus au nord » !

C’est la descente par l’autre versant qui est le plus long : moins de dénivelé, mais des petits chemins de pierre dans le lit de la rivière ou à travers les forêts, et toujours de beaux paysages… et des invités surprises :

Jour 6 : samedi 20 août : départ du Parc national de la Gaspésie

La montagne a quand même eu raison de nous, résultat : couchés 10h30 !

Comme Blanche-neige, je me réveille à l’aube avec le chant des animaux (bon un peu plus tard en fait, et puis les cervidés en tout genre, ça brame, et puis j’étais pas si fraîche que ça après la nuit dans la tente)… Mais bon, instants de grâce quand même, voyez plutôt :

D’abord, petit café avec les oiseaux, je fais les présentations (enfin, pour ceux que j’ai réussi à identifier : ça paraît simple parce que les oiseaux du Canada sont très colorés, mais en fait, il y a quinze sortes différentes de parulines et de bruants, les 2 grandes familles que l’on voit le plus souvent…) :

Tiens, mais qui voilà ?

J’ai pris le petit déjeuner avec un ami (faut dire que la tarte aux bleuets, ça les attire!) :

Après ça et le café de Ju (indispensable vous l’aurez compris^^), on remballe et on dire au revoir à nos nouveaux et éphémères amis,  On the road again !

Nos vacances en Gaspésie ! Partie 2

JOUR 3 – mercredi 17 août : Halte à Matane

Départ du camping de Trois-Pistoles, reprise de la route 132, halte à Sainte-Flavie pour un plateau de fruits de mer au fameux Capitaine Homard ^^

Vous trouverez Matane sur la côte  nord de la Gaspésie, à l’ouest sur la carte, et Sainte-Flavie sort du cadre à gauche et se situe un peu avant Métis-sur-mer :

On s’arrête cette fois à Matane : petite ballade en centre-ville avant de retourner à la vie naturelle ! Voyez plutôt :

Et un petit avant/après en prime :

Pour celles-ci, je n’ai plus Photoshop pour combiner les photos et on allait pas demander au premier touriste qui passe de nous prendre ensemble (la honte ne tue pas mais quand même !) :

Monsieur Homard
Madame Homard

 

 

 

 

 

Ce cormoran à aigrettes aurait fait un super GIF !

Droite
Gauche

 

 

 

 

 

Le camping de Matane : je n’ai pas pu choisir entre la photo artistique et la photo figurative ! ^^

Jour
Nuit

Nos vacances en Gaspésie, enfin ! Partie 1

Et voici les photos tant attendues de nos vacances en Gaspésie : 10 jours de road trip sur les routes du Québec puis de la Gaspésie, en suivant la côte du Saint-Laurent et de l’Atlantique, à travers les parcs nationaux…

JOURS 1 et 2  : lundi 15 août et mardi 16

Après avoir validé nos nouveaux permis de conduire québécois, on a loué une petite Nissan (la voiture préférée de nos voyages) et on est parti de Montréal par beau temps un lundi matin. Le temps de s’habituer à la conduite en automatique et de réussir à sortir du labyrinthe de la ville, on file sur l’autoroute.

A Québec (la ville), on ne s’arrête pas mais on quitte l’autoroute (qui ressemble plutôt à une nationale) pour prendre la fameuse route 132 qui longe le Saint-Laurent et la côte tout le long de la Gaspésie, en passant par tout un tas de petits villages typiques.

Après cette journée de route, on s’arrête enfin à Trois-Pistoles, on monte la tente que nos voisins nous ont prêté pour la première fois et je peux vous dire qu’on a pas mis 2 secondes… Mais on a eu le temps de faire une petite ballade dans la (petite) ville, et surtout Julien a fait sa première flambée québécoise !

La première vraie journée de vacances s’annonce moyen : il a plu pendant la nuit et la matinée est nuageuse… Rien de tel qu’un petit restau pour se requinquer : un bon burger fermier et une petite bière aux Affamés dans le petit village du Bic, et ça repart !

Mais surtout, on passe la journée au Parc national du Bic, qui est magnifique, et malgré une bonne saucée au milieu, on a bien exploré les forêts qui longent la côte. On a vu aussi toute une faune (dont des biches), et on s’est fait un nouvel ami…

Voici la carte du Parc du Bic : d’abord petite ballade à droite sur les sentiers des Anses, puis petit interlude en voiture jusqu’à la ferme Rioux, et grande marche au Cap àl’Orignal sur les sentiers de la Pinède, de la Grève et du Contrebandier.

 

Et pour voir la baie des Ha! Ha! en direct, c’est par ici :

Ne ratez pas le numéro de notre petit ami le tamia fou (on y a pas cru sur le coup, mais il est resté une demi-heure à nous courir autour !) :

La soirée est plaisante aussi : petit bain dans la piscine chauffée du camping, un barbecue, une flambée et une bouteille de vin au clair de lune, que demander de plus ?

 

Pour vous y retrouver un peu au cours de ce périple, voici une carte de la Gaspésie et nos haltes, dans l’ordre chronologique, et de gauche à droite sur la carte :

  • après Trois-Pistoles (qui n’apparaît pas sur la carte), en passant par Métis-sur-mer, deuxième arrêt à Matane
  • suivi de la côte jusqu’à Sainte-Anne-des-Monts, et camping et randonnée au Parc national de la Gaspésie
  • on y reste 2 nuits, puis on repart par les terres pour rejoindre la côte, et séjourner 3 nuits au parc de Forillon, tout au bout, sur la pointe Est
  • enfin, en passant par Gaspé, dernière halte à Percé, petite ville célèbre pour son « rocher percé », avant de retourner tout au sud-ouest en une shot !

A suivre …

Et pendant ce temps-là…

Et pendant ce temps-là,  l’été est arrivé et en juin ça donne ça :

Et pour faire plus ample connaissance, c’est par ici (heureusement, ils ne les ont gardés qu’une seule nuit, sinon j’aurais craqué !) :

Mais c’est l’été – le temps de la fête – et le week-end, on ne va pas s’en priver ! Soirées à la maison ou chez les voisins, tout le monde est de sortie ! Et en prime, une petit après-midi en-dehors de Montréal pour ma part :

C’est toujours plus impressionnant avec le son :

 

Petite rubrique ornithologique…

Depuis que j’ai mon nouveau-super-génial-appareil-photo-avec-un-zoom-de-fou, j’ai remarqué que je pouvais (oui, oui) prendre des OISEAUX en photo… Et depuis que Julien m’a offert un guide ornithologique, je me suis fait un devoir de faire découvrir au MONDE (en fait à vous, petits français incultes) la beauté et la variété des OISEAUX DU QUÉBEC ! Alors voici pour votre instruction le compte-rendu de mes premières observations :

Reportages exclusifs ! Vous ne verrez ni n’entendrez pas des cardinaux tous les jours !

Voyez le cardinal femelle en action (mais bien silencieuse) :

Le mâle cardinal rouge est un peu plus bavard :

Mais voici son « second chant », filmé chez mes collègues québécois à Laval (sur la rive nord de Montréal) :

Au même endroit, un autre oiseau connu : le merle d’Amérique se tape un festin dans le jardin de Pierre et Chantal (avec un fond sonore québécois, pour l’immersion!) ^^

 

C’est l’été et le temps des belles ballades !

On aimerait bien pouvoir en profiter un peu plus, mais c’est ça travailler… Même avec un seul week-end (complet) par mois, on réussit quand même à faire de belles ballades, et à se baigner pour la première et presque l’unique fois de l’été !

D’abord, le lundi 13 juin, en congé tous les deux exceptionnellement, retour au nord-est de l’île à Pointe-aux-Trembles, au parc-nature de Pointe-aux-Prairies :

Puis, week-end des 25 et 26 juin (après la fête nationale du 24 juin), on commence par une petite ballade – ornithologique – au canal de Lachine, sur les bords sud du Saint-Laurent :

Et voici en exclusivité un des chants (plutôt un cri^^) du Carouge à épaulettes et le bruit de l’eau du Saint-Laurent :

 

Le lendemain, journée au nord-ouest de l’île, au parc-nature du Cap-Saint-Jacques :

 

C’est le printemps !

Avec les beaux jours, arrive enfin le temps des soirées sur la terrasse, enfin ! Et on en a profité plus que de raison…

Dimanche 19 juin : ceci est une révolution ! Après que notre vieux téléphone pourri nous ai lâché, Julien et moi entrons enfin dans l’ère technologique du XXIe siècle (il était temps!) : nous avons acquis un « téléphone intelligent » (juré, c’est comme ça qu’ils appellent un smartphone/IPhone ici!). Et à l’occasion d’une panne d’électricité dans le quartier, on a pu tester le mode « lampe de poche » et l’appareil photo à Domino’s pizza (essayez de préparer à manger dans le noir et sans électricité).